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Le monument aux Victimes politiques de 1837-1838 au cimetière Notre-Dame-des-Neiges: histoire et commémorations

 

   

 

Visites du cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Journée nationale des Patriotes:

Visite commentée aux Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Hommage aux Patriotes

du lundi 19 mai de 14h à 16h

 

Entrée du cimetière

4601 chemin de la Côte-des-Neiges à 14h

Entree NDDN

À voir:

Monument aux Victimes de 1837-1838 ; Pierre Bourgeault; E.R. Fabre; Ludgé Duvernay; Daniel Tracey, Joseph Guibord; Pierre Falardeau et plusieurs autres patriotes

Réservation :ecoaudela@qc.aira.com

514-528-8826

Aux pieds du courant

Les Rébellions de 1837-1838 marquent un temps fort dans l’histoire du Canada, qu’il s’agisse de l’évènement lui-même (soulèvements populaires, affrontements avec l’autorité, climat de tensions, etc.) ou de l’héritage idéologique et politique qu’elles ont léguées. C’est donc sans étonnement que nombreux ont été les partisans des Patriotes à témoigner de leur attachement et de leur reconnaissance envers ces personnes qui ont su « défendre les libertés et la démocratie ». Cela s’est traduit par l’écriture de textes élogieux, de récits des évènements ou encore de constructions de monuments à la gloire de ceux et celles qui ont participé aux Rébellions de 1837-1838. Ainsi, cette visite traitera précisément de ce culte du souvenir, de ce témoignage du passé matérialisé par le Monument aux Victimes politiques de 1837-1838, érigé dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Pourquoi utilisons-nous l’expression « Monument aux Victimes politiques » et non pas « Monument aux Patriotes », comme c’est souvent employé ? Pour répondre à

cette question, il faut faire un rapide retour historique sur les événements de 1837-1838. En 1837, le Haut-Canada et le Bas-Canada sont des provinces distinctes ayant chacune leur gouvernement élu par le peuple. En parallèle, la Couronne britannique représente l’autorité à travers le gouvernement colonial dirigé par le Gouverneur. Les membres des conseils législatifs et exécutifs sont nommés par les gouverneurs, eux-mêmes désignés par le ministre colonial. Ainsi, les députés des Chambres d’assemblée n’apparaissent nullement dans le schéma politique du pouvoir de décision, terreau favorable à une oligarchie, le vrai pouvoir restant aux mains d’une minorité. Une opposition politique se forme peu à peu, en la personne emblématique de Louis-Joseph Papineau. Pour dénoncer ce système non démocratique, il décide de rédiger, le 18 mars 1834, un texte fondamental dans l’histoire du Québec : les 92 Résolutions. Il s’agit de la mise par écrit de toutes les dénonciations faites au Gouverneur et à son conseil législatif. Louis-Joseph Papineau rédige donc une demande d’impeachement (destitution) contre le Gouverneur. Cependant, ce texte n’a pas été reconnu par l’autorité britannique. Puisque ses revendications ne peuvent pas être entendues par le biais des institutions constitutionnelles, il va les apporter sur la place publique, vers le peuple, au sein d’assemblées populaires. Ces tensions, impliquant à la fois l’autorité britannique et la population canadienne-française, les conduisent inexorablement à un durcissement des débats dans les années 1830. Plusieurs affrontements armés ont été menés, dont la bataille de Saint-Denis-sur-Richelieu (23 novembre 1837), celle de Saint-Charles-sur-Richelieu (25 novembre 1837) ou encore celle de Saint-Eustache (14 décembre 1837). Pendant ces années troubles, plusieurs chefs patriotes s’exilent à l’étranger (États-Unis, France, etc.) et d’autres patriotes sont arrêtés, emprisonnés et exilés (en Australie

notamment). Dans le Bas-Canada, douze d’entre eux vont être pendus devant la prison, nouvellement construite, du Pied-du-Courant1. Pour tenter de trouver une solution aux problèmes bas-canadiens, la Couronne britannique demande à Lord Durham de rédiger un rapport sur cette situation. Il préconise l’Union des deux provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada, proclamée le 10 février 1841, mais aussi l’assimilation des Canadiens français à la population anglophone. À Montréal, le 25 avril 1849, soit dix ans après la fin des troubles, un incendie criminel se déclare au Parlement afin de protester contre la loi d’indemnisation des victimes des représailles de la répression militaire des années 1837-18382. Cependant, cet acte prévoit des compensations financières s’appliquant aux personnes qui n’ont pas été reconnues coupables de haute trahison ou pour les exilés.

Avec l’Acte d’Union de 1841, qui éloigne peu à peu les aspirations indépendantistes des Canadiens français, et cette loi d’indemnisation qui porte au rang de « victimes politiques » certains Patriotes, on peut saisir toute l’ampleur du projet de construction de monuments au nom de l’héritage et du souvenir des Rébellions de 1837-1838. C’est ainsi que l’on peut expliquer l’appellation du monument érigé en l’honneur des Patriotes, situé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Cette œuvre commémorative, qui traduit la première tentative de réhabilitation de la mémoire des Patriotes, s’inscrit dans une période charnière à la fois dans l’histoire du Canada, par son contexte idéologique et politique particulier, et dans l’histoire des commémorations, qui prennent

une ampleur considérable dans la deuxième moitié du 19e siècle et début du 20e. Les Rébellions de 1837-1838 ont été le fruit d’une recherche exhaustive non seulement par la richesse des événements, mais aussi par l’importance des représentations que l’on en a fait.

notes

Article en lien dans Le Devoir

 

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